Rétro : Le come-back du siècle de l'OM !

Laurent Blanc avec l'OM en 1998
Ligue 1 Conforama
22/08/2019

Dans la foulée des festivités du titre de champion du Monde des Bleus de 1998, la Ligue 1 avait offert un match au scénario historique avec le fameux come-back de l’OM contre Montpellier HSC.

Il y a 21 ans jour pour jour, samedi 22 août 1998, dans la foulée d'un historique premier sacre mondial des Bleus en France, la Ligue 1 Conforama connaissait un début de saison marqué par l'exploit de l’Olympique de Marseille de Rolland Courbis aux dépens du Montpellier HSC au Vélodrome. Des Olympiens qui brillent et entament alors un duel face à Bordeaux qui durera jusqu’à la toute fin de la saison ; les Girondins seront sacrés à la dernière journée lors d’une victoire contre le PSG au Parc des Princes (2-3).

Auparavant, l’été 98 voit donc l’OM s’affirmer en sérieux candidat, deux saisons après son retour en Ligue 1 Conforama et une 4e place la saison précédente presque décevante pour des Marseillais encore leaders à sept journées de la fin. Le symbole de ce bel été marseillais est forcément l’épique remontée réussie aux dépens du Montpellier du fraîchement nommé Jean-Louis Gasset, jusqu’ici adjoint de Michel Mézy, pour le compte de la 3e journée (5-4). Après avoir vibré pour la Mondial français, le Vélodrome passe par toutes les émotions en ce 22 août 1998.

Dans ses rangs, l’OM compte sur un recrutement Bleu-Blanc-Rouge très tendance avec les renforts de Robert Pires, nouveau champion du monde, de son ami proche Florian Maurice, pour un duo attendu, mais aussi des Bravo, Luccin, Porato, Blondeau et Gourvennec. Après deux premières journées solides et des succès glanés sans but concédé, l’OM reçoit donc dans un Vélodrome qui affiche un record historique de 32.000 abonnés - porté par le succès de la Coupe du Monde en France - le Montpellier HSC également invaincu et conduit par un trio d’anciens olympiens (Baills, Sauzée et Gravelaine).

L’OM avec ses 3 Champions du Monde


Avec ses trois Champions du Monde (Blanc, Dugarry et Pires), l’OM se fait surprendre au quart d’heure de jeu par Ibrahima Bakayoko, qui rejoindra la cité phocéenne quelques mois plus tard. Vingt minutes après, l’attaquant ivoirien signe un doublé pour le 0-4 après seulement 34 minutes, sur un deuxième service de Gravelaine ! Entre temps, Laurent Robert, l’homme fort du moment, et Franck Sauzée (sur coup franc) avaient également trompé Porato. « Nous étions sans liant, presque perdus », a résumé après-match le capitaine Laurent Blanc, quand le président Robert Louis-Dreyfus a évoqué « un naufrage ». Aux commentaires à l’époque pour Canal+, l’ancien sélectionneur Michel Hidalgo résume parfaitement l’ampleur de la tâche qui attend les Marseillais en seconde période : « C’est une surprise phénoménale ! Si l’OM revient dans ce match, ça sera quelque chose d’exceptionnel ».

A la pause, l’OM se retrouve donc plus que dos au mur. Dans les vestiaires, si la légende veut que certains Montpellierains fêtaient déjà la victoire, Rolland Courbis « n’engueule personne », explique le milieu marseillais Eric Roy et « au contraire, il nous dit que la victoire reste possible malgré le score. Comme lui y croyait, on a fini nous aussi par y croire ! ».

L’effet Dugarry !


L'an passé, le coach olympien a lui révélé sur les antennes de RMC que face au « regard de pitié » des dirigeants adverses, il leur aurait lancé, « Pourquoi vous me consolez ? on va vous battre 5-4 ! ». Un pronostic qui apparaît encore plus qu’hypothétique à l’heure de jeu, quand l’OM n’a toujours pas pris à revers la défense de Bruno Martini. Le miracle semble inaccessible à l’entrée en jeu de Dugarry qui pour son premier ballon dépose un centre sur la tête de Maurice, auteur de son 1er but sous ses nouvelles couleurs. Là, les sifflets se transforment peu à peu en applaudissements.

L’heure de la révolte a sonné et un deuxième match peut commencer. Alors qu’il n’a plus marqué depuis six mois en championnat, le Champion du Monde et pour l’occasion « Supersubs » devient l’homme du match. Dugarry s’offre en effet un doublé de la tête sur coups de pieds arrêtés (64e et 71e) pour redonner en neuf minutes l’espoir aux Olympiens. Ensuite, le Vélodrome joue pleinement le rôle de 12e homme en exhortant ses joueurs à l’exploit. Après une égalisation d’Eric Roy (4-4, 84e), il reste encore six minutes à des Marseillais plus qu’entreprenants ; soit une éternité pour le MHSC. Sur une dernière poussée, Pires percute et pénètre dans la surface pour provoquer la faute de Serredzum, son ancien coéquipier messin, et obtenir un pénalty.

En spécialiste, Laurent Blanc, formé dans le club héraultais, concrétise l’incroyable come-back de l’OM à la 90e minute (5-4) ! « A 4-0 pour nous je n’y croyais pas. Maintenant à 5-4 pour eux, je n’y crois pas non plus », lâchait en bord terrain l’ancien emblématique président Loulou Nicollin. Une victoire et un scénario qui ont permis à cet OM-MHSC d’entrer dans l’histoire du club ; une troisième victoire en autant de journées qui offrait également la tête de la Ligue 1 aux Olympiens.








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