OM-OL : Quand JPP fête Goethals

Ligue 1 Conforama
15/03/2018

La première de Raymond Goethals à la tête de l’OM a été marquée par un quadruplé de Jean-Pierre Papin et une écrasante victoire contre l’OL en janvier 1991 (7-0), en Ligue 1.

La plus large victoire de l’Olympique de Marseille face à l’Olympique Lyonnais a eu lieu le 13 janvier 1991 à l’occasion des grands débuts de Raymond Goethals sur le banc marseillais. Une victoire 7-0 obtenue pour le premier match de championnat de l’année 1991, grâce au quadruplé de Jean-Pierre Papin, comme pour souhaiter la bienvenue au tacticien belge. « Je n’aurais jamais cru gagner d’une façon aussi nette. A 2-0 ou 3-0 j’aurais été aussi content », confie le « Sorcier belge » après le succès.

A l’époque, les OM-OL ne sont pas encore des Olympicos, pas plus qu’ils ne sont des Classiques ; puisque les deux clubs ne se sont alors affrontés qu’à deux reprises en Ligue 1 sur les dix précédentes saisons. Ce dimanche de janvier 1991, l’Olympique de Marseille a aussi déjà la tête à son quart de finale aller de C1 à San Siro contre l’AS Milan, le 6 mars…

Déjà la patte Goethals

Malgré un tout récent changement d’entraîneur, l’Olympique de Marseille est bien le leader de la Ligue 1 avant cette 22e journée. Pour cette première officielle sur le banc marseillais, « Raymond la science » replace Basile Boli en stoppeur, Bernard Casoni à gauche et encadre JPP du duo Waddle-Pelé. A l’OM, le style a changé entre le Kaizer et Goethals. Les « expressions gratinées » de ce dernier ont déjà marqué un vestiaire qui n’avait encore jamais fait autant de tableau noir.

En face, l’OL (5e) pointe à huit longueurs après une encourageante fin d’année 1990. Bien que seulement remontés en Ligue 1 depuis la saison précédente, les Lyonnais du président Jean-Michel Aulas abordent cette affiche avec ambition et également le souvenir d’un match aller réussi. Mi-août à Gerland, l’OL avait en effet remonté deux buts de retard après 25 minutes de jeu contre le champion de France en titre pour arracher le match nul (2-2). Mais au Vélodrome, les troupes de Raymond Domenech ne voient finalement jamais le jour et subissent la plus nette défaite du club depuis 1964. Ni les jeunes talents du club, Ngotty, Genesio, Garde et l’inexpérimenté libéro Taborda, ni la star Roberto Cabanas, pas plus que l’ancien marseillais Bouafia, ne peuvent empêcher les vagues phocéennes de déferler sur le but de l’international Gilles Rousset.

Le quadruplé de JPP

Ce dimanche après-midi commence doucement avant qu’à la demi-heure de jeu Bernard Casoni n’affole la défense de l’OL avant de servir idéalement Philippe Vercuysse face au but. Cinq minutes plus tard, le même Casoni alerte Jean-Pierre Papin avec une ouverture sur laquelle JPP se montre le plus prompt pour devancer de la tête la sortie de Gilles Rousset, avant de croiser sa volée dans un angle fermé. La seconde période tourne à la démonstration : Papin profite d’une offrande de Waddle pour le 3-0. Ensuite, alors que le polyvalent Bruno Germain y va de son doublé, forcément de la tête, sur des services d’Abedi Pelé et Chris Waddle, JPP ajoute deux nouveaux buts pour un quadruplé, lui permettant de passer directement de 12 à 16 réalisations en Ligue 1 sur la saison. Tout en retrouvant la confiance après une période compliquée avec un seul but inscrit lors des huit dernières journées de 1990, le futur Ballon d’Or reprenait ses distances en tête du classement des buteurs de Ligue 1 Conforama avec cinq longueurs d’avance sur Laurent Blanc (MHSC). A 27 ans, Papin s’envole vers un 4e titre de meilleur buteur consécutif et atteint contre l’OL la barre des 100 réalisations en 164 rencontres dans le championnat de France !

Domenech : « Battre l’OM 8-0 ! »

Dans les rangs lyonnais, parmi les nombreuses déclarations fortes (« Nous ne sommes pas des charlots » de Bruno Genesio – « Pas question d’être la risée de la France une deuxième fois ! » de Jacky Colin), figure celle de Raymond Domenech qui expliquera une semaine plus tard, après un succès contre l’AS Monaco alors dauphin de l’OM au classement : « Une humiliation comme celle subie à Marseille ne s’efface pas avec une victoire 1-0 contre Monaco. Pour cela, il faut battre l’OM 8-0 et rien d’autre ! ». Pour y parvenir, l’Olympique Lyonnais ne mettra finalement qu’un peu plus de six années, le 24 mai 1997 ; le même soir où JPP (avec Bordeaux) a lui inscrit son 150e but en Ligue 1.

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