Bordeaux : Ricardo, un retour avec «émotion»

Ricardo à Bordeaux en 2007
Ligue 1 Conforama
06/09/2018

Par AFP

Au lendemain de sa nomination, Ricardo a évoqué son retour au sein des Girondins de Bordeaux comme Manager Général.

Vous êtes de retour à Bordeaux. Quel sentiment prédomine chez vous ?   

« Sincèrement, je suis ému parce que cette maison, je la connais, j'ai vécu des moments très importants ici. Je ne pouvais refuser cette proposition. Vous connaissez bien mon histoire avec l'accident (vasculaire cérébral en 2011, NDLR) et donc revenir à Bordeaux, c'est presque un rêve qui devient réalité. Pour la santé, il n'y a aucun problème. Au contraire, à Santos, c'était presque la même chose. »

Quel regard portez-vous sur le début de saison de Bordeaux, actuel 19e de Ligue 1 Conforama ? 

« Ce n'est jamais simple. On est invaincu en Coupe d'Europe et le championnat démarre, quatre journées ce n'est pas beaucoup. J'ai vu quelques matchs de l'équipe, ce ne sera pas facile mais on va réussir à remonter au classement. Il y a eu beaucoup de matchs depuis le début de saison, où on a pensé davantage à la Coupe d'Europe. C'est une bonne équipe qui va réussir assez vite. J'ai la sensation que l'on peut jouer sur les deux tableaux. »

S'il n'y avait pas cette offre de Bordeaux, seriez-vous revenu en Europe ? 

« Après mon accident, c'est plus facile d'être invité par des gens qui me connaissaient avant, c'est clair. J'ai travaillé à Paris, Monaco et Bordeaux. Mon accident a été assez important, j'ai encore quelques séquelles. En 2013, j'avais du mal à parler, en 2015, je suis redevenu entraîneur et là revenir en Europe en 2018... Je suis content de retravailler avec des gens que je connais, Eric Bedouet (entraîneur principal), Patrick Colleter (entraîneur adjoint). Il ne faut pas oublier non plus quelqu'un de très important dans le club, Patrick Battiston (directeur du centre de formation). Son travail dans la formation a été énorme depuis 2005. »

Avec le temps, êtes-vous resté un technicien défensif, comme en 2005 ?

« C'est vrai que, quand je suis arrivé en 2005, il y avait un petit déséquilibre dans l'équipe. La saison d'avant, il y avait une équipe mais sans résultat, qui avait perdu confiance. C'est ce que j'ai trouvé au Haillan. Lors de ma première séance d'entraînement, il y avait les supporters qui n'étaient pas contents, les joueurs pas en confiance. On a en mis en place un système pour prendre de la confiance de façon défensive, ça a marché. En 1996, à Paris, je n'étais pas un manager très défensif. Là, c'était mon choix, ma responsabilité, on a eu des résultats mais j'accepte les critiques. »








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