Strasbourg : Caci en «porte-drapeau» de la formation

Anthony Caci (RCSA)
Coupe de la Ligue BKT
25/03/2019

Par AFP

Le polyvalent défenseur du RC Strasbourg Alsace Anthony Caci va disputer la finale de la Coupe de la Ligue BKT avec le club dont il a intégré le centre de formation à l'âge de 13 ans.

« Antho c'est notre plus belle histoire, notre porte-drapeau ». Touché par le dépôt de bilan du RC Strasbourg Alsace en 2011, Anthony Caci s'est accroché à son club formateur à force de « sacrifices » familiaux. Le voilà désormais en Ligue 1 Conforama et, samedi 30 mars, en finale de la Coupe de la Ligue BKT face à l’EA Guingamp. La « belle histoire » contée par François Keller, directeur du centre de formation de Strasbourg, est celle d'un gamin de Forbach (Moselle) attaché à un Racing qui lui a donné sa première chance. « C'est juste formidable, j'ai tout connu avec ce club et ça fait plaisir de le voir au plus haut niveau », raconte Anthony Caci, 21 ans.

A deux doigts de quitter le centre de formation du RCSA

L'histoire entre la famille Caci et le RCSA aurait pourtant pu tourner court. En effet, en 2011, après la perte du statut professionnel, le club alsacien ne peut plus financer l'internat du jeune pensionnaire. Mais la famille décide de prendre le relais. « L'hébergement, la restauration, les transports : on a dû faire face à tous ces frais. C'était beaucoup de sacrifices. J'étais le seul à travailler mais mon fils se sentait bien à Strasbourg depuis un an et on ne voulait pas le déraciner », confie son père Raphaël, chef d'équipe chez PSA à Metz.

L'adolescent est sollicité par le FC Metz et l’AS Nancy Lorraine, deux clubs pros plus proches du foyer familial, mais rien n'y fait. « Ça parait étrange mais on a privilégié l'ambiance et cet engouement. Le gamin se sentait bien », poursuit le papa, qui était son entraîneur avant de signer au Racing à 13 ans. Anthony le concède : « C'était un gros risque ». Saison après saison, le paternel lui colle aux crampons. Caméra au poing, il filme tous les matchs. Des VHS aux cartes numériques, les piles de DVD envahissent la maison. « J'étais de plus en plus dur avec lui et il y a eu des moments difficiles. Je visionnais chaque match et lui montrais des séquences à corriger. C'était un peu lourd, ma femme me freinait, mais ça a payé », détaille-t-il.

Martinez :  « Il est au-dessus du lot »

En 2016, Anthony Caci signe comme stagiaire au moment où Strasbourg retrouve le monde professionnel, en Domino’s Ligue 2. Le Lorrain ne disputera qu'un seul match mais le club lui offre son premier contrat professionnel de trois ans à l'occasion de la montée en Ligue 1 Conforama en 2017. Le défenseur s'entraîne alors avec le groupe pro, mais sans jouer. A tel point que le clan Caci entrevoit un départ. Nice, Bordeaux et Guingamp sont sur les rangs. Ajaccio et Châteauroux aussi en Domino’s Ligue 2.

Le déclic arrive lors de la préparation estivale. Thierry Laurey le teste en défense contre Dijon en amical (3-2). Résultat : un gros match et une passe décisive. « Le président Marc Keller nous avait dit de continuer à y croire et après ce match, il m'a dit ‘Vous avez vu ce qu'il s'est passé là ?’ On a été surpris » avoue Raphaël Caci. Six mois plus tard, le polyvalent « Titi » s'est imposé : à droite de la défense, dans l'axe à trois, ou à gauche. Strasbourg le prolonge alors jusqu'en 2022. « Il est au-dessus du lot. Il a les deux pieds, c'est très rare de voir un garçon bon à n'importe quel poste », souligne Pablo Martinez, son coéquipier en défense.

Le moment le plus fort qu'il ait vécu ? Ce n'est pas la qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue BKT à la Meinau contre Bordeaux fin janvier (3-2) . « Non, c'est quand mon père a pleuré à la 2e journée, lorsque j'ai donné ma première passe décisive, contre Saint-Etienne (1-1) ».

> Marc Keller : «Une génération Racing est née»








L'email a bien été envoyé
OK
  • Partenaires BKT France TV Canal Plus Fiat Tipo triangle interim TAG HEUER umbro la poste