Dacourt : «Le retour à Strasbourg avait été fantastique»

Olivier Dacourt
Coupe de la Ligue BKT
28/03/2019

L'ex-international Olivier Dacourt regardera attentivement cette Finale de la Coupe de la Ligue BKT entre son club formateur, le RC Strasbourg Alsace, et l'EAG. En pensant à sa victoire dans la compétition en 1997.

Quel regard avez-vous sur le Racing Club Strasbourg Alsace, votre club formateur, qui dispute la finale de la Coupe de la Ligue BKT ?
Strasbourg réalise une très belle saison et c'est un peu la cerise sur le gâteau cette finale de Coupe de la Ligue BKT. Le club est descendu et a eu énormément de problème. Marc Keller a su remobiliser pas mal de personnes au sein de la région pour s'investir dans le club. Et là, ils vont jouer une finale de Coupe de la Ligue BKT, c'était inimaginable il y a encore quelques années. Le club et la région le méritent. L'Alsace est une terre de football. Le Racing fait partie de l'histoire du football français et mérite d'être en Ligue 1 Conforama. C'est mon club formateur, mon fils y a aussi joué, donc je regarde toujours un peu plus les résultats de Strasbourg que des autres. Je les regarderai toujours.

Vous avez connu de grands moments à Strasbourg, en particulier en gagnant la Coupe de la Ligue BKT en 1997 (0-0, 6-5 aux t.a.b. face aux Girondins de Bordeaux) !
J'ai eu de la chance, j'ai connu les très belles années, quand on jouait le Milan AC, l'Inter Milan et Liverpool en Coupe d'Europe. Pour ce qui est de la victoire en Coupe de la Ligue BKT, Il y avait pas mal de joueurs issus du centre de formation. A l'époque, nous étions 3-4 à avoir été champions en -17 ans et demi-finalistes de Coupe Gambardella. Nous avions un passé ensemble. Il y avait une ambiance exceptionnelle, même avec les plus anciens comme Baticle, Zitelli, Raschke... C'était justement ça la clé de notre victoire dans cette compétition, qui était le premier trophée du club depuis de nombreuses années. Cela reste un super souvenir. Le retour à Strasbourg avait été fantastique.  

Quelles anecdotes vous reviennent en pensant à cette finale au Parc des Princes ?
Quand « Steph » Collet marque le tir au but et court pour fêter la victoire, on est tous allés vers lui et j'ai failli me prendre un banc. J'ai aussi une image avec « Valé » (Ismaël), on est devant le public avec la coupe et on les fait se lever. On était tous les deux formés au club, on était donc peut-être plus touchés que les autres par cette victoire. Ce sont des moments exceptionnels, gravés. C'est mon premier titre en tant que professionnel. Il faut profiter de chaque instant, parce qu'on ne sait jamais si on va disputer une autre finale. Quand on fait le bilan, plus tard, ce sont des moments qui comptent.

Deux ans avant, nous avions fait une finale de Coupe de France, contre le PSG. Avec Valérien Ismaël, nous avions été 17e et 18e joueurs de cette finale (ndlr : donc en tribune). Jacky Duguépéroux (entraîneur du RCSA à l'époque) nous avait alors dit : « Vous en jouerez d'autres des finales ». Cela avait dur pour moi, surtout que j'avais joué la demi-finale. Et, avec du recul, on n'en joue pas tant que ça des finales. C'est peut-être à cause de lui que j'ai perdu 5 finales de Coupe d'Italie (rires) !

Aujourd'hui, quels joueurs du RCSA vous plaisent particulièrement ?
Il y a Lala, qui est presque plus milieu que latéral. Caci aussi. Au départ, c'est un milieu de terrain, un 10. Aujourd'hui, il joue arrière gauche, c'est incroyable. Je le connais, mon fils aîné a fait sa formation avec lui au Racing. Petit à petit, il a intégré l'équipe première, et il va jouer une finale. Je suis content pour lui, c'est un bel exemple pour tous les jeunes du centre de formation. Le grand avant-centre Ajorque a un parcours atypique, Mitrovic et Gonçalves sont des joueurs de tempérament. Enfin, Liénard et Grimm sont l'âme de cette équipe, les gardiens du temple.

Au Stade Pierre-Mauroy, les Strasbourgeois feront face à l'En Avant de Guingamp, qui a réussi l'exploit de sortir le PSG, quintuple tenant du titre, et l'AS Monaco, finaliste des deux dernières éditions...
Si on veut aller en finale, quand il y a le PSG, l'OM, l'OL ou l'AS Monaco, il faut créer la surprise. C'est bien qu'il y ait un souffle nouveau dans cette compétition. Sur un match, tout est possible. Face au PSG, Marcus Thuram avait été exceptionnel. Il est en train de confirmer les espoirs placés en lui. J'aime bien le petit Blas, Marcus Coco, Benezet... C'est peut-être le club en France où il y a le plus d'Antillais, c'est pour ça que je les suis (rires) ! Le gardien, Caillard, a été formidable dans cette compétition, notamment en demi-finale quand Jocelyn Gourvennec le fait entrer juste avant la séance de tirs au but.

Je suis très content pour « Joce » Gourvennec, il le mérite. Je le connaissais comme adversaire et on a travaillé ensemble sur le CFC (Canal Football Club) en début de saison. C'est une belle personne, un bon mec. Et c'est un entraîneur qui aime et prône le jeu. Guingamp a de la qualité devant, ça va vite. Sur un match, ils peuvent faire très mal. Défensivement, avantage à Strasbourg, mais offensivement, avantage à Guingamp. C'est l'Est contre l'Ouest. Normalement, les Strasbourgeois doivent gagner cette Coupe de la Ligue BKT. Je les vois la gagner, c'est ce que je souhaite, je ne serai jamais objectif. En tout cas, ce sera la fête du football, dans un beau stade.

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