F. Michalak : «La vidéo, un outil vital»

Frédéric Michalak, parrain des Journées Nationales de l'Arbitrage 2018
Ligue en Action
03/11/2018

Parrain des Journées Nationales de l'Arbitrage 2018, l'ancien rugbyman Frédéric Michalak revient sur cette expérience et évoque son rapport au football.

Vous avez participé aux Journées Nationales de l'arbitrage 2018...
C'était une première. J'aurais aimé le faire quand j'étais joueur, j'aurais pu me rendre un petit peu plus compte de la difficulté d'arbitrer. Cela m'aurait fait évoluer en tant que joueur de rugby, j'en suis sûr. En tout cas, c'est cool d'y avoir participé.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cet événement est important ?
Parce qu'il faut sensibiliser les jeunes, essayer de transmettre des valeurs. Je suis là pour découvrir l'univers de l'arbitrage, me mettre à leur place, voir leurs difficultés. Quand je pense à l'arbitre, les propos de mon père me reviennent en mémoire : « Moi je suis maçon et, quand je monte un mur, je sais comment je dois le faire. Je n'ai pas 80.000 personnes autour qui me disent comment monter mon mur ». Les arbitres vont prendre des décisions, les assumer et chacun aura son avis. Même si c'est la bonne décision, il y a débat. C'est quand même très difficile, au niveau pro et encore plus au niveau amateur. Maintenant, tout est une question d'éducation, de partage, de liens que l'on peut créer entre les arbitres, les entraîneurs, les joueurs, les présidents, peu importe les disciplines. Si on garde ce lien-là, on avancera dans le bon sens. C'est important que tous les sports soient concernés, que l'arbitrage soit féminisé, avec l'apport de nouvelles technologies qui va se renforcer pour les arbitres.

Justement, que pensez-vous de la vidéo pour aider les arbitres ?
Dans le rugby, cela fait depuis 2001 que l'on a ça au niveau international. Pour le Top 14, c'était en 2006, donc on est habitué à la vidéo. Il y a eu des petits débats au début, mais je crois que cela a quand même permis d'enlever beaucoup de doutes sur des essais marqués, et aussi d'avoir moins de mauvais gestes. Cela a permis aux arbitres de se rassurer.
Le foot a découvert, pendant la Coupe du Monde FIFA 2018, un outil très intéressant. Une main dans la surface est dure à arbitrer, le ralenti peut aider et l'arbitre reste le seul juge par rapport à l'intention. C'est lui qui interprête. Mais je pense que cet outil est vital parce qu'un but fait la différence.

Quel est votre rapport au football ?
J'ai fait du foot jusqu'à l'âge de 12 ans. Dans le quartier, on jouait tous au foot le soir, je me souviens de grandes parties avec tous les copains. J'aimais beaucoup ça, mais, en club, les entraînements étaient le mardi donc j'ai arrêté parce que les séances du Stade Toulousain étaient le mercredi. Le foot me laisse de grands souvenirs, mais j'aimais bien taper le ballon oval aussi (rires).

Supportez-vous un club ?
Etant du Sud, je supporte forcément l'Olympique de Marseille. Le « Téfécé » aussi, je regarde leurs résultats. Aujourd'hui, étant Lyonnais d'adoption, je suis aussi l'OL. J'aime le foot en général, avec un petit attachement pour l'OM. C'est l'OM : il y a des hauts et des bas. Le club peut compter sur ses supporters, qui sont toujours présents. Je trouve qu'ils ont plutôt bien démarré cette saison.

Vous avez arrêté votre carrière de rugbyman il y a quelques mois, comment analysez-vous ce passage difficile de la vie d'un sportif professionnel ?
Il faut donner la possibilité aux jeunes joueurs de garder un pied dans la vie active. On ne peut pas nous couper de celle-ci pendant 15 ans et, une fois la carrière finie, nous dire que tout va bien se passer. Il y a un vrai accompagnement, un vrai travail à faire. L'après-carrière n'est pas évident, il faut l'appréhender, l'analyser.

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