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PROPOSITION DE LOI : LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA LFP APPELLE À UNE RÉVISION EN PROFONDEUR DU TEXTE

Réunie en Conseil d’administration, la Ligue de Football Professionnel (LFP) a examiné la proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel, telle qu’issue de son examen en commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale.

À cette occasion, le Conseil d’Administration a acté à l’unanimité plusieurs points de préoccupation majeurs. Ils ont également adopté une résolution unanime visant à rejeter le texte en l’état, et soulignent la nécessité de supprimer les amendements qui ne répondent ni aux objectifs d’une meilleure gouvernance, ni aux enjeux économiques de la filière. 

1. Une fragilisation du modèle économique des droits audiovisuels

L’obligation de diffuser un match en clair fait peser un risque direct sur la valorisation des droits audiovisuels. Elle pourrait mécaniquement en réduire la valeur et compromettre les futurs appels d’offres, dans un contexte où le marché a besoin de stabilité et de visibilité.

2. Une absence de réponse à la menace majeure du piratage IPTV

La proposition de loi ne traite pas, de manière opérationnelle, la question centrale du piratage, notamment via l’IPTV illégale. Avec près de 9 millions d’accès en circulation en France, ce phénomène constitue aujourd’hui la principale menace pour les revenus du football professionnel. L’absence de mesures concrètes sur ce sujet constitue un angle mort majeur du texte.

3. Un impact financier direct sur les clubs via les paris sportifs

Le transfert des recettes liées aux paris sportifs de la LFP vers la FFF entraînerait une perte très importante pour les clubs professionnels, dans un contexte économique déjà sous tension.

4. Un affaiblissement de la gouvernance du football professionnel

Le texte organise un transfert progressif du pouvoir au profit du football amateur, à rebours des standards internationaux. La représentation des clubs professionnels serait ramenée à 25 %, limitant leur capacité à piloter leur propre développement.

5. Une complexification accrue de la gouvernance

L’introduction de mécanismes formalisés de consultation des supporters sur des sujets opérationnels, assortis d’obligations de justification, risque d’alourdir les processus de décision sans apporter de réponse aux enjeux structurels. 
Pour toutes ces raisons, la LFP appelle à une révision en profondeur du texte afin de garantir un cadre équilibré, protecteur du modèle économique du football professionnel et conforme aux exigences de compétitivité de la filière. Elle se tient pleinement mobilisée pour contribuer à l’élaboration d’un dispositif plus pertinent et opérationnel.

Conseil d’Administration de la LFP : 

Représentants des clubs de Ligue 1
Nasser Al-Khelaïfi (Paris Saint-Germain), Loïc Féry (FC Lorient), Waldemar Kita (FC Nantes), Olivier Létang (LOSC Lille), Juan Sartori (AS Monaco)

Représentants des clubs de Ligue 2
Bernard Joannin (Amiens SC), Pierre-Olivier Murat (Rodez AF)

Représentant de la FFF
Marc Keller

Représentant de Foot Unis
Victoriano Melero

Représentants des joueurs (UNFP)
Davier Terrier, Philippe Piat

Représentant des éducateurs (UNECATEF)
Jacky Bonnevay

Collège des indépendants
Vincent Labrune, Karl Olive, François Morinière

Représentant des arbitres (SAFE)
Olivier Lamarre

Représentant des personnels administratifs (SNAAF)
Lola Pierrès

Représentant des médecins des clubs (AMCFP)
Eric Rolland

Membres de droits 
Philippe Diallo, Président de la FFF
Arnaud Rouger, Directeur Général de la LFP
 

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