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FRANK LEBOEUF, AMBASSADEUR DU BLEUET DE FRANCE AUX CÔTÉS DE LA LFP

Publié le 05/11/2020 à 14:51 - LFP

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À l’occasion de la 10ème journée de Ligue 1 Uber Eats et de Ligue 2 BKT, la LFP et les clubs professionnels se mobilisent en faveur du Bleuet de France pour venir en aide aux familles des victimes de guerres et d'attentats. Afin de sensibiliser le plus grande nombre, Frank Leboeuf, Champion du monde 1998, ancien joueur du RC Strasbourg Alsace et de l’Olympique de Marseille a accepté d’incarner le rôle d’ambassadeur du Bleuet de France aux côtés de la LFP. Dans une interview exclusive, il explique les raisons de son engagement.

Qu’est ce qui a déclenché votre envie de vous investir pour défendre la cause du Bleuet de France ?

« L’année dernière, j’ai appris l’existence des journées de la LFP dédiées au Bleuet de France après avoir poussé un coup de gueule à la Radio pour dire que l’on n’en faisait pas assez pour rendre hommage aux Morts pour la France. C’est à ce moment que j’ai découvert l’existence de l’œuvre caritative du Bleuet de France. Au-delà du devoir de mémoire, cette œuvre continue à venir en aide aux blessés de guerres, aux veuves, aux pupilles de la Nation et aux victimes d’acte de terrorisme. Je me suis donc rapproché de la LFP et de l’Office National des anciens combattants et victime de guerre pour connaitre toutes les actions qu’ils mettaient en place et voir comment je pouvais les aider à gagner en notoriété et démultiplier les dons pour cette œuvre. »

Concrètement, comment souhaitez-vous vous impliquer dans ce projet qui lie le football professionnel et le Bleuet de France ?

« En tant qu’ambassadeur, je vais aller voir les clubs, les dirigeants, les supporters et même les joueurs, je vais leur dire combien cette cause est noble et importante. Je vais bien sûr les inciter à donner pour le Bleuet de France. Dans cette démarche chaque geste compte et je pense que les acteurs du football professionnel ont un grand rôle à jouer. Je sais que certains clubs mènent déjà des actions très importantes, je pense en particulier à un club comme Montpellier. L’objectif est désormais d’amplifier ce mouvement, de le démultiplier et d’obtenir des milliers d’euros de dons pour venir en aide aux familles des victimes de guerre et de terrorisme. »

Vous faites une comparaison avec ce que vous avez vécu en Angleterre…

« Lorsque j’étais joueur de football à Chelsea, j’avais été très marqué par le respect des Britanniques envers leurs vétérans et leurs blessés de Guerre. Là-bas les minutes de Silence sont vraiment respectées et tous les supporters portaient le Poppy. Les Anglais sont très fiers de ça. Je pense qu’en France aussi on doit être fier de notre histoire, de notre pays, de nos soldats. À travers le Bleuet de France, on peut justement avoir une démarche citoyenne de reconnaissance et de solidarité. » 

Quel regard portez-vous sur l’institution militaire ?

« Je pense qu’il y a des similitudes entre la communauté militaire et le sport en général et le football en particulier. Ces notions d’équipe, d’engagement, de valeur, on les partage. Sauf qu’à l’inverse du football, l’engagement militaire nécessite de puiser dans des convictions plus profondes. Je reste animé d’une question : qu’aurais-je fais en 1940 ? Est-ce que j’aurais eu le courage de rejoindre la résistance ?  En tant que footballeur professionnel, je me suis retrouvé confronté à l’adversité, au défi physique et quelque fois j’ai ressenti un peu de pression et de peur face aux défis qui m’attendaient sur un terrain ou dans un stade hostile, mais ce n’est rien par rapport à ce que peuvent ressentir des soldats au moment de monter à l’assaut. C’est pour ça que je les considère comme des héros. »

 

Pour soutenir le Bleuet de France, faites un don sur :

https://www.onac-vg.fr/le-football-soutient-le-bleuet-de-france

 

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