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OM : Payet toujours plus proche de la Russie

Le milieu de l'OM Dimitri Payet.
Ligue 1 Conforama
09/05/2018

Par AFP

Pas convoqué lors du dernier rassemblement de l'équipe de France, le milieu de l'OM Dimitri Payet réalise une superbe seconde moitié de saison. De quoi espérer être sélectionné pour la Coupe du monde en Russie.

Pas convoqué pour le dernier rassemblement des Bleus, le meneur de jeu de l'Olympique de Marseille Dimitri Payet, encore décisif dimanche contre l'OGC Nice (2-1), postule naturellement au voyage en Russie, où débute le Mondial dans un peu plus d'un mois (14 juin-15 juillet). « Il a la ’grinta’ et le talent. Les Bleus ? Ce n'est pas mon affaire, le sélectionneur est assez grand pour regarder les joueurs et faire sa liste en son âme et conscience », glisse l'entraîneur phocéen Rudi Garcia, alors que l'OM se déplace sur la pelouse de l'En Avant de Guingamp vendredi lors de la 37e journée de Ligue 1 Conforama.

Face aux Niçois, Dimitri Payet a d'abord permis l'égalisation d'un centre pour Valère Germain après avoir éliminé un adversaire et résisté à deux autres, avant de marquer le but de la victoire. Statistiquement, cela commence à peser. Le Réunionnais a adressé sa 13e passe décisive de la saison cette saison en Ligue 1 Conforama (22 toutes compétitions confondues), rejoignant en tête de ce classement un certain Neymar. Au cours des 17 matchs de championnat qu'il a disputés depuis janvier, il a inscrit 5 buts et délivré 10 passes décisives. Au-delà des chiffres, Payet a retrouvé une forme qui lui permet d'être influent sur le terrain, dans l'utilisation du ballon et l'orientation du jeu. Bref, le joueur de 31 ans arrive lancé pour tenter de convaincre Didier Deschamps de l'inclure dans sa liste de 23 pour la Coupe du monde.

Comme en 2016

Payet rejoue le film de 2016 : décrié ou adulé, son cas partageait. Et le sélectionneur lui-même ne lui témoignait qu'une confiance limitée, en ne l'appelant pas systématiquement. A la fin de sa première saison à l'Olympique de Marseille, il n'avait pas participé à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Mais, lors du premier semestre de 2016, le droitier avait effectué une seconde partie de saison flamboyante avec West Ham. Au point que Didier Deschamps avait assuré à l'époque qu'avec « ce niveau-là », la question de sa présence dans la liste ne se posait plus.

Dimitri Payet a rendu cette confiance en endossant le rôle de héros du premier tour à l'Euro 2016, assorti de buts décisifs et de larmes qui avaient ému la France du foot. Ce statut l'a longtemps protégé en équipe nationale où il possède désormais un vécu certain, avec 37 sélections, 8 buts et 8 passes décisives depuis sa première cape en octobre 2010. Mais depuis l'Euro en France, Payet est peu à peu rentré dans le rang. « Dimitri Payet n'est plus le même joueur depuis l'Euro et son départ de West Ham », confiait même à l'AFP le champion du monde 1998 Emmanuel Petit.

Lemar, Fekir...

Ses dernières apparitions en sélection sont des entrées en jeu qui remontent à octobre 2017. Remplaçant en Bulgarie (1-0) comme contre la Biélorussie (2-1), Thomas Lemar (AS Monaco) semble lui être passé devant dans l'esprit du sélectionneur. Blessé au moment des matchs internationaux de novembre, il a été ignoré lors de la trêve de mars, la dernière avant la liste pour le Mondial du 17 mai. Un sacré camouflet, surtout quand on sait qu'il avait annoncé dans So Foot que la Coupe du monde serait « la dernière étape de (son) aventure avec les Bleus »...

Utilisé à gauche en sélection, « il joue dans un rôle plus axial avec Marseille », avait dit Deschamps pour expliquer son choix de l'écarter. « Il est mieux depuis quelques matchs par rapport à ce qu'il faisait. Il peut encore faire mieux. » Or, depuis plusieurs semaines, Thomas Lemar rayonne moins que Dimitri Payet même si ce dernier évolue avec l'OM dans un poste de meneur axial qui n'existe pas dans le 4-4-2 préférentiel de Didier Deschamps, et taillé pour Antoine Griezmann, ni dans le système alternatif des Bleus, le 4-3-3, où les candidats aux ailes sont légion et le poste de relayeur requiert un profil plus défensif.

Reste la possibilité du 4-2-3-1 ou du 4-4-2 en losange, évoquée récemment par son coéquipier Valère Germain auprès de l'AFP : « Si le sélectionneur décide de jouer avec un numéro 10, il n'en a pas dans son groupe. Ça peut être un avantage que Dimitri y aille ». Son principal concurrent pourrait être alors Nabil Fekir (Olympique Lyonnais), également en grande forme. Il n'y a que 23 places...

> Payet touche au but !

EA Guingamp
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Olympique de Marseille







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