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Histoires de barrages LIGUE 1

Ligue 1
18/05/2017

Revivez huit des plus belles aventures de l'histoire des barrages LIGUE 1 avec les Cabanas, Luis Fernandez et Robby Langers.

Langers et son quadruplé
Le meilleur buteur de l’histoire des Barrages Ligue 1 est le Luxembourgeois Robby Langers avec cinq réalisations en deux matchs. Et ce, à la faveur d’un quadruplé retentissant en match retour de la confrontation entre l’OGC Nice et le RC Strasbourg en 1989/1990 (victoire 6-0 des Aiglons). Devant près de 20.000 spectateurs au Ray le 29 mai 1990, l’attaquant niçois réussit l’exploit d’inscrire quatre buts sur la seule première période (7e, 26e, 39e s.p. et 40e). Coaché par Carlos Bianchi, l’OGCN ouvre la marque rapidement sur un tir tendu du gauche de sa star à la suite d’une remise de la tête de Jules Bocandé. Déjà buteur à l’aller, Robby Langers est ensuite à la réception d’un centre du Serbe Milos Djelmas, auteur d’un festival sur le côté droit face à quatre Strasbourgeois, pour surprendre Sansone du droit. Avant la pause, le même Djelmas affole la défense adverse et obtient le pénalty du 3-0 transformé par un plat du pied du n°11 luxembourgeois. Ce dernier signe un quadruplé dans les secondes qui suivent en dribblant le gardien alsacien et en glissant le ballon au fond des filets. Héros de ce Barrage retour, Robby Langers s’offre même une passe décisive sur le 5-0 en décalant Mustapha El Haddaoui. « On s’est rebellés. Nous avons eu la réussite de marquer dès le début et ensuite, tout s’enchaîne. Après le match aller, j’avais dit que les 20.000 Niçois feraient autant de bruit que les 40.000 Strasbourgeois et je ne me suis pas trompé. » A noter que lors du match aller entre les deux clubs, Youri Djorkaeff, alors âgé de 22 ans, avait signé un doublé en faveur des Alsaciens (3-1).

Un Barrage "Hitchcockien" pour les Rennais
Entre le 17 et le 5 juin 1985, le Stade Rennais a disputé cinq matchs de barrages pour retrouver la Ligue 1 une saison seulement après l’avoir quittée. Après avoir pris le meilleur sur les Verts en pré-barrages, puis le FC Mulhouse entre clubs de Ligue 2, les troupes de Pierre Mosca défient le FC Rouen. Dominés à l’aller par les Diables Rouges (1-0), les Rouge et Noir refont leur retard à Robert-Diochon grâce à Philippe Morin. Après la prolongation, la séance de tirs au but vient départager les deux formations. La décision intervient au bout du 10e tir rennais (6-7 aux tab), transformé par le jeune Alain Doaré (21 ans), après que Pierrick Hiard ait effacé les échecs de ses coéquipiers (Rio, Morin et Robert), en s’imposant face à Daniel Alberto. « J’ai placé le ballon à droite du gardien puis ce fut l’explosion de joie. Un moment d’euphorie exceptionnel. Ce fut un immense moment de satisfaction. Plus habitué aux tâches ingrates, j’étais reconnu. On m’en parle souvent » résume le tireur décisif.

AS Cannes, l'effet Luiz Fernandez
Après avoir débuté la saison comme joueur, Luis Fernandez prend en mains l’équipe d’une AS Cannes moribonde en 1992/93 (12e de son groupe) pour la porter six mois plus tard jusqu’aux Barrages de fin de saison. Et après avoir écarté le Stade Rennais, l’AS Cannes du président Francis Borelli est opposée à Valenciennes. A Nungesser, les Cannois font la différence, en marquant rapidement par Capoue avant la demiheure. A dix minutes de la fin de ce barrage aller, Franck Priou double la mise de la tête en deux temps, et se blesse sur l’action. Malgré la sortie de son attaquant sur civière, l’AS Cannes tient et termine la rencontre à dix (0-2). Au retour, 10.000 supporters se massent à La Bocca pour assister à la remontée des leurs. Un exploit personnel de Mickaël Madar suffit au bonheur cannois.

Roberto Cabanas, le vengeur masqué
Le Stade Brestois 29 fait l’ascenseur lors de la saison 1988/89. A peine descendu en Ligue 2, le club breton réalise une brillante saison qui doit toutefois être validée en passant par les barrages. Lors des pré-Barrages, les joueurs de Slavo Muslin écartent successivement le HAC et le Nîmes Olympique. Opposé au RC Strasbourg pour une place en Ligue 1, le Stade Brestois tient le nul à la Meinau à l’aller (2-2, buts de Cabanas et Bouquet pour le SB29). Au retour, Francis-Le Blé est festif avec 18.000 supporters qui n’ont pas le temps de douter, puisque dès la 27e minute, Paul Le Guen, dans sa 5e et dernière saison brestoise, s’échappe sur le côté gauche pour offrir le but de la montée à Roberto Cabanas, la star paraguayenne décisive tout au long des Barrages (3 buts), malgré un nez fracturé l’obligeant à jouer avec un masque.

Quand Malherbe découvre la Ligue 1
Sorti la saison précédente en Barrages, le SM Caen retente à nouveau sa chance en 1987/88. Toujours conduit par Pierre Mankowski, Malherbe termine une nouvelle fois 2e de son groupe et doit passer par les Barrages pour découvrir la Ligue 1. Cette fois, les coéquipiers du nouveau défenseur Franck Dumas dominent Alès puis l’OL, à la dernière minute du match retour, et jouent leur montée face aux Chamois Niortais. A l’Aller, les deux formations se tiennent, Dumas répondant à Tholot. Au retour dans un Venoix surchauffé par la présence de 10.000 spectateurs, une affluence deux fois supérieure à celle de la saison, les Caennais remportent un large succès (3-0, doublé d’Eric Pécout et Philippe Prieur) synonyme de montée historique en Ligue 1. « Cela avait été une énorme joie. Je garde le souvenir d'un Venoix invraisemblable », s’était souvenu Olivier Pichard pour Ouest France en 2007.

Le FC Mulhouse, la prime au beau jeu
C’est lors de l’ultime journée que le FC Mulhouse parvient à se qualifier pour les Barrages dans son groupe B. Fraîchement arrivé de 3e Division, le club alsacien bouscule les principes et obtient une seconde montée consécutive en balayant VA à l’aller (5-2). Les joueurs de l’entraîneur- joueur Jean-Marc Guillou (36 ans) pratiquent un jeu offensif brillant, « nous adopterons toujours nos mêmes principes de football collectif, le seul qui soit capable de faire briller tout le monde » confiait ce dernier. La meilleure attaque de la saison faisait la différence en seconde période devant les 15.000 spectateurs du stade de l’Ill, avec trois buts inscrits. Au retour, Sissi Ouattara, comeilleur buteur de la saison, signe le but de la montée (1-1).

L’exploit du Racing dans le Chaudron
Lors de la saison 1983/84, le RC Paris du président Jean-Luc Lagardère, arrivé en 1982, accède à la Ligue 1 grâce aux Barrages. Coaché par Alain de Martigny, l’équipe parvient en pré-Barrages à se défaire des Aiglons après la prolongation lors d’un match retour donné à rejouer (intempéries) dans un Colombes bourré (30.000 spectateurs). Les coéquipiers de Rabah Madjer défient alors les Verts. Tenu en échec à Yves-du-Manoir (0-0), le Racing se rend dans un Chaudron mobilisé pour sauver la saison de l’ASSE, encore championne trois ans plus tôt. En outsiders, le club parisien réalise l’exploit de s’imposer 2-0 à Geoffroy-Guichard, grâce au Norvégien Arne-Larsen Oekland et au Camerounais Eugène Ekeke, pas encore célèbre pour son but face à l’Angleterre en quart de finale du Mondial 1990.

Francis Hédoire, héros d'un soir
Dans un Bollaert bouillant, le portier lensois Francis Hédoire sort un premier tir au but parisien (Guignedoux), puis un deuxième tir au but parisien (Beltramini) dans une séance décisive après 210 minutes sans but entre le RC Lens et le Paris FC. « A chaque tir adverse, tout le public criait, sifflait. Il y avait un bruit phénoménal, c’était impressionnant », se remémore le gardien Sang et Or qui souligne à l’inverse « qu’on pouvait entendre les mouches voler lorsqu’un Lensois s’élançait ». En véritable héros, Francis Hédoire est porté en triomphe par les supporters après un ultime tir au but d’Humberto Bravo au-dessus, permettant au RC Lens de Daniel Leclercq de retrouver la Ligue 1 une saison seulement après l’avoir quittée.








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