Le devoir de mémoire avec le Bleuet de France

Actualité
06/11/2015

A l’occasion du week-end dédié au Bleuet de France, trois ateliers autour du devoir de mémoire ont été déployés auprès des U17 du Stade de Reims, du Stade Malherbe Caen et du Montpellier Hérault Sport Club.

Pour la deuxième année consécutive, la Ligue 1 et la Ligue 2 s’associent au Bleuet de France pour venir en aide aux soldats d’hier et d’aujourd’hui ainsi qu’aux victimes de guerre et d’attentats. 

Du vendredi 6 au lundi 9 novembre 2015, les clubs professionnels français et les arbitres porteront un brassard à l’effigie du Bleuet de France à l’occasion de la 13e journée de Ligue 1 et de la 14e journée de Ligue 2. Des messages seront relayés sur les écrans géants, les panneaux LED et par des annonces speakers pour inciter les spectateurs à effectuer un don en faveur du Bleuet de France. 

En amont de cette journée dédiée, trois ateliers ont été déployés du 2 au  novembre en direction des U17 des centres de formation du Stade de Reims, du Stade Malherbe Caen et du Montpellier Hérault Sport Club.

Souhaitant s’inscrire dans la durée aux côtés du Ministère de la Défense, la Ligue de Football Professionnel a contribué à l’intégration de l’ONAC-VG dans Open Football club, le programme civique et culturel à destination des centres de formations des clubs professionnels et des pôles espoirs porté par le FondaCtion du Football.  Ce module, animé par l’ONAC-VG, a pour objectif de sensibiliser les jeunes joueurs à l’histoire du football à travers les conflits mondiaux. 



A l’approche des commémorations du 11 novembre, les U17 du Stade de Reims ont ainsi assisté à un cours d’Histoire un peu particulier intitulé « Football, mémoires et citoyenneté », proposé par l’Office National des Anciens Combattants. 45 minutes durant, Benoît Luc, historien et chargé de mission pour l’ONAC, est revenu sur les deux grandes guerres mondiales et le devoir de mémoire qu’elles impliquent à travers le fil conducteur du sport et du football. Les joueurs ont notamment pu aborder la résistance de certains sportifs lors du conflit 39-45. L’accent a été notamment mis sur un célèbre contestataire qui a donné son nom à l’antre du Stade de Reims, Auguste Delaune. « On voulait que les garçons puissent s’identifier au Stade de Reims, qu’ils comprennent mieux le passé du club dans lequel ils jouent. On souhaitait également les sensibiliser au devoir de mémoire, c’était une initiative intéressante », a souligné Corentin Bataille, l’entraîneur des U17 du Stade de Reims.



A Caen, les pensionnaires du centre de formation ont été sensibilisés au devoir de mémoire. Une intervention effectuée en présence de Somchay Phetmanh, militaire ayant participé à des opérations en Afghanistan, au Liban et au Tchad, Clarisse Chevalier, coordonnatrice mémoire et communication en Normandie à l'ONACVG, Serge Guillemont et François Robinard, respectivement président et secrétaire de l'Amicale des Anciens du Stade Malherbe.

Objectif : imprégner les jeunes de l'histoire du SM Caen autour de la période de la Première Guerre mondiale. Le club normand étant historiquement lié à la Grande Guerre puisque 39 joueurs de l'époque sont décédés sur les champs de bataille dont le premier capitaine du SMC en la personne d'Eugène Le Somptier. "Dans un premier temps, nous avons présenté le club à cette époque avant de les sensibiliser aux faits historiques pour leur faire prendre conscience de la situation géopolitique du monde dans lequel ils vivent", expliquent les intervenants.


 

A Montpellier, les U17 ont reçu la visite de Nathalie Marsaa, coordinatrice mémoire et communication de l’ONACVG. Durant cet atelier, les logos des clubs étaient notamment passés au crible pour y découvrir "l'histoire du territoire sur lequel il se trouve". L'occasion était donnée également de parler du football comme distraction pour les soldats engagés sur le front, que ce soit pendant les deux guerres mondiales ou même dans les conflits récents, ou encore du devoir de mémoire pour les footballeurs morts au front. A travers la question du nom des stades français. Nathalie Marsaa passait ainsi en revue de nombreuses enceintes pour mieux dévoiler l'identité de ceux qui portaient leur nom et qui pour la plupart sont morts pendant la guerre : Auguste Bonal, Auguste Delaune, Tola Vologe, Jean Bouin, Chaban-Delmas, Marcel Picot... Moment fort de la présentation, l'évocation du "match de la mort" entre le FC Start et la Luftwaffe en 1942 à Kiev. Un match qui symbolise la résistance des Ukrainiens face au nazisme mais qui coûta la vie à 4 joueurs et la déportation aux autres. Une histoire particulièrement dure à laquelle les U17 étaient très attentifs.








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