Le bilan du mercato estival 2015/2016

Actualité
22/09/2015

Avec un total de 621 opérations enregistrées, la période de mutations a été particulièrement active cet été. Nature des mouvements, montants des transferts, retrouvez les principales informations concernant ce dernier mercato.

Chaque saison, environ 6000 documents contractuels (contrats, transferts, mutations temporaires, avenants, conventions de formation, accord de non sollicitation, etc…) sont soumis à l’homologation de la Commission Juridique de la LFP.

La période de mutation estivale constitue traditionnellement le temps fort de la saison en la matière. Au total, 621 opérations ont été enregistrées lors de ce mercato, un chiffre en augmentation de 15% par rapport à l’été 2014. Dans le détail, 261 d’entre elles, soit 42%, ont concerné des joueurs libres.

La répartition des opérations est restée identique à celle des mercatos précédents. La majorité des joueurs concernés par le mercato au mois de juin étaient libres. En revanche, le pic de mutations définitives et temporaires a eu lieu le dernier jour. Au final, 66 opérations sur 621, soit 11% du total, ont été réalisées le dernier jour du mercato. Près de la moitié de ces 66 opérations (48%) ont été effectuées après 19h.

Comme le montre le tableau ci-dessous, la répartition des opérations par type de mutations est restée quasiment identique d’une saison à l’autre. La seule différence notable concerne la part des joueurs libres dans les arrivées internationales, en augmentation de 11 points par rapport à la saison passée.

>Tableau : Type de mutations

Comme l’été précédent, les mouvements internationaux sont majoritaires (309 au total contre 225 mouvements franco-français), les départs restant plus nombreux que les arrivées. Avec un tiers du total des mouvements internationaux (64 sur 184), les quatre grands championnats (Premier League, Liga, Bundesliga, Serie A) occupent une place majeure dans les mouvements entre la Ligue 1 et les autres championnats. Au sein de ces quatre championnats, la Premier League occupe une place prépondérante avec 29 mouvements.

>Tableau : Détail des mouvements avec l’international

Concernant les mouvements franco-français, on compte presque le même nombre de mouvements intra-Ligue1 (48) que de mouvements intra-Ligue 2 (53). En revanche, les mouvements de la Ligue 1 vers la Ligue 2 sont deux fois plus nombreux que dans le sens inverse (43 mouvements de la Ligue 1 vers la Ligue 2, 22 de la Ligue 2 vers la Ligue 1).

Le montant des transferts franco-français s’est élevé à 91 M€ cet été, soit plus du double que l’été dernier. Les montants dépensés par les clubs français pour acheter des joueurs à l’étranger a presque doublé par rapport à l’année dernière pour atteindre 189 M€. Dans le même temps, le montant cumulé des ventes réalisées auprès des clubs étrangers (310M€) a également été multiplié par deux.
 
Concernant le type de joueurs transférés, on observe que les joueurs quittant la Ligue 2 pour la Ligue 1 sont des joueurs cadres de leur club d’origine. Leur âge médian est de 25 ans et ils ont joué 26 matchs en moyenne la saison dernière. Il s’agit de 41% de mutations définitives et de 59% de joueurs libres.
A l’inverse, les joueurs qui quittent la Ligue 1 pour la Ligue 2 sont majoritairement des jeunes joueurs (âge médian de 22 ans) en recherche de temps de jeu (8 matchs joués en moyenne). Les mutations entre clubs de Ligue 1 sont en majorité des mutations définitives et concernent des joueurs ayant un temps de jeu moyen de 14 matchs. Les mutations entre clubs de Ligue 2 concernent en majorité des joueurs libres.

>Tableau : Nombre de mouvements et indemnités de mutation

A l’international, les quatre grands championnats (Premier League, Bundesliga ,Liga et Serie A) occupent une place majeure dans les mouvements entre la Ligue 1 et les autre championnats. Ces mouvements représentent l’essentiel des indemnités de mutations perçues par les clubs français (257M€ sur 310M€) et plus de la moitié des montants payés par les clubs de Ligue 1 (118M€ sur 190M€). Au sein de ces quatre championnats, la Premier League occupe une place prépondérante avec 29 mouvements qui représentent un total de 261 M€ d’indemnités de mutations (172M€ pour les ventes et 89M€ pour les achats).

>Tableau : Nombre de mouvements et indemnités de mutation

L’analyse concernant le renouvellement des effectifs montre que quatre clubs de Ligue 1 ont gardé un effectif quasiment constant tandis que 2 ont renouvelé leur effectif en profondeur avec plus de 50% de l’équipe type remplacée.

>Tableau : Groupes de clubs selon le renouvellement de leur effectif

Le graphique ci-dessous représente pour chaque club le pourcentage de joueurs ayant quitté l’effectif et le taux de départ, calculé comme la part de temps de jeu représentée par les joueurs quittant le club.
Les clubs situés en dessous de la ligne jaune se sont séparés de joueurs peu. C’est le cas du Stade Rennais : 38% des joueurs de l’effectif ont quitté le club mais ils ne représentant que 14% du temps de jeu total.
Les clubs situés au-dessus de la ligne jaune se sont séparés de joueur cadres. C’est le cas du FC Nantes. 31% de ses joueurs ont quitté le club. Ils représentent 53% du temps de jeu de l’équipe.

>Tableau : Taux de départ et part des joueurs quittant l'effectif

En Ligue 2, trois clubs ont renouvelé un cinquième de leur effectif en moyenne. Dix clubs ont renouvelé fortement leur effectif, Quatre clubs ont renouvelé leur effectif en profondeur. Ils ont remplacé plus de 50% de leur équipe type en moyenne. Les données sur le temps de jeu des clubs promus depuis le championnat National ne sont pas disponibles, ces trois clubs ne sont donc pas inclus dans les analyses. 

>Tableau : Groupes de clubs selon le renouvellement de leur effectif

Le graphique ci-dessous représente, pour chaque club, le pourcentage de joueurs ayant quitté l’effectif et le « taux de départ », calculé comme la part de temps de jeu représentée par les joueurs quittant le club. Les clubs situés en dessous de la ligne jaune se sont séparés de joueurs jouant peu. C’est le cas de Nancy : 32 % des joueurs de l’effectif ont quitté le club mais ils ne représentent que 19 % du temps de jeu total. Les clubs situés au-dessus de la ligne jaune se sont séparés de joueurs cadres. C’est le cas de Valenciennes : 24 % de ses joueurs ont quitté le club. Ils représentent 33 % du temps de jeu de l’équipe.

>Tableau : Taux de renouvellement et part des joueurs quittant l'effectif








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