Déclaration de Frédéric Thiriez

Communiqué LFP
18/11/2014

Retrouvez la déclaration du président de la LFP effectuée ce mardi 18 novembre au siège de la LFP suite à la publication de plusieurs articles au sujet de soupçons de matchs truqués en Ligue 2.

« Dans un souci de transparence mais dans le respect des principes auxquels l’avocat que je suis est attaché, le secret de l’instruction et la présomption d’innocence, voilà ce que je souhaite vous dire à cette heure.

Je vous confirme que, sur instruction des juges parisiens, MM. Tournaire et Robert, des perquisitions et gardes à vue ont été effectuées hier et ce matin par le SCCJ (Service central des courses et jeux de la Direction centrale de la police judiciaire) sur des soupçons de trucage de matches en Ligue 2 au cours de la saison passée. 

Si ces soupçons sont avérés, il s’agit d’une affaire extrêmement grave pour le football dans son ensemble, pour la LFP, organisatrice du championnat et pour moi-même, à titre personnel, car j’ai toujours placé l’éthique et l’intégrité du football au cœur de mon action.

Le football professionnel a beaucoup fait en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et les paris truqués en liaison constante avec les services de police, notamment le SCCJ, ou TRACFIN.

La corruption, ou même le simple soupçon de corruption ou de trucage sont un poison mortel pour le sport en général et le foot en particulier. A quoi servons nous si le public, les fans, les supporters n’ont plus confiance dans la sincérité des résultats !

Je souhaite donc que la police et la justice fassent toute la lumière sur cette affaire. Les personnes mises en cause pourraient être présentées au juge d’instruction sous bref délai. Bien évidemment, la LFP et la FFF se constitueront partie civile pour défendre l’honneur du football.

Et si des faits de corruption, de trucage, d’arrangements ou même de simples tentatives sont avérés, les instances de la LFP prendront les sanctions disciplinaires ou administratives, individuelles ou collectives, qui s’imposent avec la plus grande fermeté. A ce stade, je ne peux rien vous dire de plus compte tenu du secret de l’instruction. Je ne saurais donc répondre à vos questions, que ce soit sur cette affaire ou sur les opérations judiciaires qui ont lieu à Marseille en ce moment.

 Je vous remercie. »








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