OM : Lopez, le minot a mûri

UEFA Europa League
22/02/2018

Par AFP

Moins utilisé en Ligue 1 Conforama, Maxime Lopez a profité de l'UEFA Europa League pour se refaire une santé. L'OM comptera sur ses qualités pour gérer sereinement son 16e de finale retour face au SC Braga (21h05).

Après un passage à vide, Maxime Lopez, le "minot" de l'Olympique de Marseille, est en train de surmonter sa crise de la saison post-révélation, notamment grâce à ses performances en UEFA Europa League. Ca tombe bien, ce jeudi, c'est le 16e de finale retour à Braga (21h05).

Fini les yeux de Chimène pour le Steven Gerrard de l'OM, comme l'a appelé son président, Jacques-Henri Eyraud. "Max" est jugé comme les autres joueurs.

« Les critiques, ça pique, avoue l'espoir de 20 ans, il fallait que je me mette dans ma carapace, que je bosse, que je ferme ma bouche, et ça allait revenir ».

« Ca fait un bon mois et demi, deux mois que je me sens très bien », disait-il fin janvier. Il a retrouvé du temps de jeu, notamment en UEFA Europa League où il a joué neuf matchs sur onze, chaque fois titulaire. Il n'a raté que les deux matchs contre Konyaspor.

Il devrait encore jouer ce match retour, pour confirmer la nette victoire de l'aller (3-0) où il est à l'origine du 2-0 et grand artisan du 3-0, un triple une-deux délectable avec Florian Thauvin.

« On s'enflamme un peu vite »


Cela signifie aussi qu'il partira du banc pour le Classico de dimanche soir à Paris. Rudi Garcia devrait lui préférer le muscle d'André-Frank Zambo Anguissa en milieu défensif, aux côtés de Luiz Gustavo.

Dans le turn-over pratiqué par l'entraîneur olympien, Lopez joue plutôt les matchs à domicile (5 de ses 7 titularisations), quand son équipe est amenée à avoir la maîtrise du ballon. Sa qualité de passe et ses qualités dans la construction sont mieux mises en valeur. Quand il faut tamponner à la récupération, le Camerounais est plus utile.

Maxime Lopez a aussi dû digérer son statut d'emblème de l'OM de demain, un club qui ambitionne de former ses titulaires à un rythme plus soutenu qu'un Samir Nasri tous les dix ans.

Entre octobre et novembre, il n'a joué que 156 minutes en Ligue 1 Conforama, même pas deux matchs entier. « Après mon passage à vide, il fallait me remettre dans le truc, retrouver mes qualités, que je n'avais pas perdues mais que je n'arrivais plus à mettre en œuvre sur le terrain », raconte-t-il.

Mais « les critiques n'ont pas été trop dures. L'année dernière tout allait trop vite pour moi, et pour vous aussi, dit-il aux journalistes. A Marseille, quand on est jeune et qu'on commence à jouer, on s'enflamme un peu vite, c'est comme ça ».

« Pourri de talent »


« Max est bien, juge Garcia, c'est une rampe de lancement intéressante. Il est revenu à son niveau, je n'avais pas de doute là-dessus, il ne faut pas oublier qu'il y a 15 mois il était en équipe réserve ».

Quand Lopez jouait moins, le coach le défendait. Le banc, « cela fait partie de la progression d'un jeune joueur à qui tout est arrivé vite, racontait Garcia à l'automne, c'est bien qu'il se réfugie dans le travail, qu'il soit positif ».

« Max, c'est moi qui l'ai sorti, je le dis en toute humilité, il serait sorti tout seul il est pourri de talent ce gamin », ajoutait-il.

Lopez sert même de modèle aux jeunes du centre. « Grand-frère ? Oui et non, répond Max modestement, il n'y a pas tant d'écart. Mais un peu, parce que j'ai vécu ce qu'ils sont en train de vivre. Je leur rappelle que l'année Bielsa, je n'étais pas avec l'équipe, et l'année Michel, j'ai fait pas mal de tribunes. On a envie de jouer, il ne faut pas lâcher, c'est ce qu'ils font, tôt ou tard ils auront leur chance ». Un peu grand-frère quand même...








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